Nouvelles de la médiathèque de Leipzig

La crise que nous traversons nous incite à nous renouveler. Face aux confinements successifs certains métiers et services ont dû s’adapter dont celui de la médiathèque de l’Institut français de Leipzig,. À Leipzig, l’équipe de la médiathèque a dû repenser le maintien du contact aux usagers, une nécessité absolue pour vivre une langue et ses cultures en situation authentique.En mensualisant les désormais virtuelles rencontres littéraires, en mettant des pochettes de lectures thématiques à disposition des adultes et enfants, la bibliothèque nous permet de prolonger nos échanges autour du plaisir qu’est la lecture. Vivement la fin mai pour des retrouvailles en extérieur autour de l’heure du conte, le rendez-vous des plus de 2 ans. Disponibles et à l’écoute, les responsables de la bibliothèque-médiathèque de l’IF de Leipzig donnent tout son sens au terme de «service public», une valeur sûre en période d’incertitude !

Positionnement‌ ‌face‌ ‌à‌ ‌la‌ ‌continuité‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌fermeture‌ ‌des‌ ‌écoles‌ en‌ ‌partie‌ ‌sur‌ ‌Berlin‌

Nous nous positionnons pour la ré ouverture des écoles dans un format plus vivable, plus rationnel et plus raisonnable pour toutes et tous. 

Le sénat de Berlin a décidé en instance le lundi 17 mai de continuer dans le même mode (pour les écoliers), à savoir 30 % du régime normal. Or le taux d’incidence sur Berlin a considérablement baissé et qui plus est, il n’a jamais été prouvé que l’école était un lieu ultra privilégié pour la propagation du virus. 

 Nous sommes pour les mesures barrières (masques, utilisation de désinfectant et lavage des mains très fréquent) ; nous sommes pour les auto tests deux fois par semaine. 

Et nous sommes pour la réouverture des écoles dans un mode plus viable : plus d’heures de cours pour nos enfants, plus d’apprentissage et de contacts sociaux et culturels. 

L’argument du manque de personnel ne devrait plus être valable si les groupes d’apprentissage sont réunis. En outre, la plupart des enseignants ont reçu au moins la première dose de vaccination à ce jour. Il n’est pas possible que presque tout soit réouvert et que seul le droit à l’éducation soit mis en arrière-plan.

Pour cela : nous signons la pétition ci-dessous : 

https://www.openpetition.de/petition/online/100-schule-bei-niedriger-inzidenz


Liebe Eltern, 

hier eine uns alle betreffende Petition gegen die aktuelle Senatsentscheidung, den reduzierten Corona Schulbetrieb bis zu den Sommerferien fortzuführen:  

  1. “Am 14. Mai hat die Senatsverwaltung für Bildung, Jugend und Familie Berliner Eltern informiert, dass die Schulen trotz sinkender COVID-19-Inzidenzen vor den Sommerferien nicht in den Regelbetrieb zurückkehren.
  2. Diese Entscheidung überrascht uns sehr. Die Inzidenzwerte sinken, Restaurants und Biergarten öffnen, Lehrerinnen und Lehrer sind/werden geimpft – aber die Schülerinnen und Schüler müssen weiterhin zum Teil zu Hause bleiben.
  3. Besonders irritierend ist der Grund, den die Bildungsverwaltung anführt. Ziel sei es, „eine zusätzliche Belastung der Schulen zu vermeiden”. Nur: Die „Belastung der Schulen” verschwindet nicht. Sie wird lediglich von den Schulen auf Kinder und Eltern übertragen.
  4. Jede Mahlzeit, die die Schulen nicht kochen – für einige Kinder die einzige warme Mahlzeit am Tag, kochen die Eltern. Jede Aufgabe, die die Lehrerinnen und Lehrer nicht erklären, erklären (nicht geschulte) Eltern. Stoff, den die Kinder jetzt nicht lernen, müssen sie später nachholen. Das Schlimmste ist dabei: Nicht alles können Eltern kompensieren. Einiges – die sozialen Interaktionen mit Gleichaltrigen, die Freundschaften – geht für immer verloren.
  5. Der normale Schulbetrieb ist keine Belastung für die Schulen. Der normale Schulbetrieb ist Aufgabe der Schulen. Nur wenn es wirklich nicht anders geht, kann man ihn reduzieren. Kinder brauchen 100% Schule.
  6. Deshalb fordern wir den Senat für Bildung, Jugend und Familie dazu auf, noch vor dem Sommer parallel zu den sinkenden Inzidenzwerten zum normalen Schulbetrieb zurückzukehren.”

https://www.openpetition.de/petition/online/100-schule-bei-niedriger-inzidenz

Doyen des Français de Berlin, Georges Beuchard vient de nous quitter

Né en Algérie en août 1922, Georges est et restera un personnage au destin tout particulier. Il est fils d’enseignants engagés, brillant élève au lycée d’Oran, et se lie d’amitié avec Albert Camus en 1938. Le 14 août 1944, il participe au débarquement en Provence et obtient la médaille de reconnaissance de la Nation. Journaliste à ‘Oran républicain’ puis ‘Alger républicain’, il est aussi employé à Csablanca puis exploite la ferme familiale à Souk-El-Had (Maroc). Père de trois enfants, Georges devient instituteur à Mogador puis dans le Sud-Ouest algérien, à Tindouf et Colomb-Bechar (Sahara), une expérience qui le marquera et pendant laquelle il confiera personnellement à Charles de Gaulle ses sentiments, très précis, sur le mouvement à venir de l’indépendance de l’Algérie. De retour vers la côte méditerranéenne, à Oran, et la côte atlantique, à Rabat et Essaouira, il fonde plusieurs écoles. 

Il doit quitter l’Algérie au début des années 60 et travaille comme enseignant vacataire dans différentes villes en France. Georges s’installe en Allemagne en janvier 1970, son pays d’adoption, où il se marie en secondes noces avec Christa Albers et avec laquelle il partagera 49 ans de vie commune. Il est notamment à l’origine de la création du Lycée français de Munich, ville où il a vécu une trentaine d’années, engagé dans la vie associative française et franco-bavaroise, avant de s’installer à Berlin. Il est officier des Palmes académiques et chevalier de l’ordre national du Mérite. Georges consacre également une partie de sa vie à l’écriture et à l’amitié franco-allemande, amitié pour laquelle il développe une activité majeure, notamment au séminaire annuel de Fischbachau. Il n’aura alors de cesse de convaincre l’Allemagne de s’intéresser à la Méditerranée… Ayant rejoint, à 15 ans, la SFIO en 1937, il totalise, comme aucun autre, près de 85 ans d’adhésion au parti socialiste, dans ses bonnes et ses mauvaises années… Georges est fidèle ! Installé à Berlin sur le tard, il se fait de nouveaux amis, développe ses contacts, donne encore quelques conférences, et d’une verve alerte et insistante, il continue à recevoir quelques intimes en sa bibliothèque pour de longues causeries… De très riches heures !

Ses amis sont donc aujourd’hui tristes de son passage sur une autre rive, mais ils peuvent s’estimer heureux de l’avoir connu et aimé, de lui avoir dit, quand il était temps, leur admiration pour sa vie et ses engagements pour la langue française, la littérature, l’écriture et l’école. Merci, Georges !

Philippe Loiseau

Une action locale dans une pensée globale – le Glokal

Oui, ce concept est déjà bien ancien et de plus en plus ancré dans les mœurs. Et c’est très bien car dans notre monde globalisé, nous ne pouvons pas voir les choses autrement qu‘ainsi, à une échelle individuelle, comme nous le sommes chacun à notre niveau. 

Si l‘on veut changer le monde, commençons par se changer soi-même et être en cohérence avec ses convictions. 

A Berlin, dans les nouveaux Länder et globalement en Allemagne du Nord, c’est possible. 

Beaucoup d’initiatives locales existent et sont de plus en plus connues pour tous les curieux de la nature, de la biodiversité, et du vivre ensemble en action collective. 

On est frappé, quand on vit à Berlin, du nombre de belles initiatives dans le domaine de la recherche autour de l’économie de la ressource en eau, de l‘optimisation énergétique et de la sensibilisation vers les plus jeunes comme vers les plus anciens; de nombreux projets émergent, dans les quartiers ou dans les forêts. 

Un projet urbain déjà ancien (commencé en 2004 à côté de Postdamerplatz), et nommé „Block 6“, montre qu’il est possible de recycler directement les eaux grises et de pluies et de les réintroduire dans les canalisations des immeubles. Même si cela demande un système de double canalisation dans les immeubles, avec l’eau potable en entrée et une séparation entre eau brute propre pour les toilettes et eaux usées noires séparées des eaux grises en sortie. Le projet Block 6 a montré qu’il était possible de traiter ces eaux localement et de les réinjecter directement dans les réseaux. Ce qui permet à la fois de réduire la consommation d’eau potable et d’atteindre la rentabilité au bout de 6 ans (d’après l’étude sus-citée). 

Dans les autres Länder, beaucoup d‘initiatives et de projets existent pour faire avancer la renaturalisation des écosystèmes ou la sensibilisation et l’observation de la biodiversité. 

Le Land Meklenburg Vorpormern recèle de fabuleux lacs connectés les uns aux autres qui permettent aux curieux de découvrir une région magnifique, aux plantes sublimes et à la beauté des oiseaux migrateurs. 

A une centaine de km de Berlin vers le sud, la région de la Basse-saxe, anciennement exploitée pour son charbon tente une reconversion économique et environnementale importante. Cela va prendre du temps mais les convictions des locaux et les volontés politiques montrent que le mouvement est lancé et qu’une amélioration est là. 

Suspension des retraites françaises à l’étranger – certificats de vie.

Arrêtons l’acharnement sur les retraités à l’étranger en pleine pandémie !

Afin de toucher leur retraite, les non-résidents retraités bénéficiant d’un régime français doivent fournir à leur caisse de retraite française un «certificat de vie» ou «certificat d’existence» une fois par an, via Info-Retraites. C’est l’aboutissement de la mutualisation enclenchée sous le quinquennat de François Hollande, qui a mis fin à l’envoi multiple de certificats à chaque caisse de retraite tout au long de l’année. Plus de 80% des retraités concernés les envoient par voie postale. La dématérialisation de leur transmission est une avancée majeure pour ceux qui sont équipés et habitués à l’administration électronique mais elle est excluante pour les autres. 

Depuis un an, des problèmes techniques dans la gestion de ces certificats de vie envoyés par la poste, combinés aux effets de la pandémie, ont mené à la suspension de nombreuses retraites et retraites complémentaires, mettant en grande difficulté financière des milliers de compatriotes. Les conseillers des Français de l’étranger socialistes ont lancé l’alerte dès 2020.

Le 2 avril dernier, au lieu de prendre acte des dysfonctionnements et d’introduire plus de souplesse dans le dispositif, comme demandé par les élus, le gouvernement a décidé par décret de réduire de 3 à 1 mois le délai de transmission et de traitement des certificats de vie avant la suspension des retraites. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043328910

Actuellement, le délai de trois mois peut déjà être difficile à tenir car les certificats doivent d’abord être signés par une autorité locale compétente, et cela depuis que le gouvernement a supprimé en avril 2019 le service public consulaire de signature des certificats de vie. Nous avions déjà alerté sur l’absence de traduction des certificats de vie dans certaines langues qui aboutit au refus de signature des autorités locales.

Les délais d’acheminement postaux peuvent être très longs, notamment en Asie, en Afrique ou et Amérique Latine. Raccourcir ce délai à un mois sera intenable pour de nombreux retraités, qui risquent de se retrouver sans ressources en cas de retard. En pleine pandémie, réduire les délais ainsi va mener à des suspensions de retraites. 

Pour la Fédération des Français de l’Etranger du Parti socialiste, “après une tentative de réforme fiscale qui aurait durement frappé les retraites des Français de l’Etranger imposées en France, le gouvernement met maintenant en danger le versement même de retraites. Elles sont le fruit de leur travail, leur versement est un droit”. Nous regrettons cet acharnement et demandons le retrait immédiat de ce décret. Les 3 mois de délai pour la transmission et le traitement sont un minimum. Ce décret doit être retiré ou réécrit !

Par ailleurs, nous demandons : 

❶ La mise en place d’un conciliateur à l’union retraite – actuellement, lorsqu’il y a un problème de traitement des certificats de vie, les usagers n’ont aucune voie de recours, aucun numéro de téléphone à joindre, ni aucun point de contact au GIP Retraites.

❷ Le rétablissement de la compétence de tous les consulats pour signer les certificats de vie.

❸ La traduction du formulaire dans toutes les langues, afin que les autorités locales puissent les comprendre et qu’aucun frais de traduction ne soit engagé par les usagers.

Rappel : Les élus AFE peuvent transmettre les certificats d’existence. Dans les pays où les autorités locales ne peuvent les signer, nous demandons que les conseillers des Français de l’Etranger soient habilités à le faire, comme certains le font déjà dans la pratique.

extraits de FFE-PS, 10 avril 2021